Anjouan, l’île aux parfums

Connaissez-vous l’île d’Anjouan ? C’est l’une des 4 îles de l’archipel des Comores qu’on appelle « Archipel de la lune ». Cette île occupe la 2ème position par son ancienneté ; elle est la plus montagneuse des 4 îles. Elle a un relief riche en pentes raides et en vallées étroites.

Histoire

Anjouan par sa riche Histoire, est héritière d’un Etat de droit, monarchie fondée au début du XVIème siècle par le Sultan Hassani Chirazi El Madoua. Durant des siècles, elle vécut sous l’autorité et les lois d’un souverain appartenant à l’une ou l’autre des branches d’une famille unique, celle des descendants de Hassani Chirazi El Madoua. L’île était divisée en huit petits Sultanats, parfois un peu plus, parfois un peu moins, selon les époques, chacun était au pouvoir d’un clan. L’île deviendra un protectorat français en 1866. Le 25 juillet 1912, les îles de l’archipel des Comores, dont fait partie Anjouan, sont rattachées à la colonie de Madagascar. Par la suite, L’archipel des Comores prend le statut de territoire d’outre-mer  en 1946. Enfin en 1975, l’île accède à l’indépendance avec Mohéli et Grande Comore. Mutsamudu, ville fondée au 15ème, est sa capitale économique, commerciale, administrative et militaire de l’île.

L’île aux parfums

Anjouan est l’île au parfum par excellence, par ces nombreuses plantes au parfum : ylang-ylang, jasmin, basilic, girofle, vanille (…). La culture de plantes à parfums est une caractéristique majeure de l’exploitation économique de l’archipel des Comores et en particulier d’Anjouan. En effet, la production d’huiles essentielles et de produits odorants est une culture de rente qui a fortement marqué la structure agricole de l’île, s’inscrivant durablement dans son paysage. Cela concerne en particulier la culture de l’ylang-ylang, arbre dont le cycle de production est très long, qui a marqué le paysage d’Anjouan et lui a apporté un élément de caractérisation durable. Cette activité qui occupe beaucoup l’espace et ses ressources naturelles comprend des plantations d’arbres (ylang-ylang, girofle, bigarradier, bergamotiers, etc.) ou de plantes à parfum (citronnelle, jasmin, géranium, basilic, vanille, etc.), mais également les zones forestières nécessaires à la production du bois pour la distillation, les zones de distillation (alambic) et de stockage (magasin, maison du planteur). La zone de production de plantes à parfum occupe une surface importante de l’archipel et particulièrement de l’île d’Anjouan. Elle constitue toujours une activité essentielle pour une fraction importante de la population. Elle a contribué à la réputation de l’Archipel des Comores dans le monde. Il n’est pas exagéré de dire que l’Archipel des Comores, et particulièrement Anjouan, a aussi contribué à l’essor remarquable de l’industrie des parfums, en France.

Petite excursion…

La faune et la flore de Pomoni est riche est diversifiée : plantes aquatiques et forêts de guirlandes où l’on trouve les Roussettes de Livingstone et les makis. Anjouan est dominée par le lac Dzialandzé qui couronne le Mont Ntrigui, culminant à 1595 m d’altitude. Les eaux du lac Dzialandzé alimentent toutes les ruisseaux et rivières de l’île et sont d’une pureté particulière.Le sud de l’île d’Anjouan est la plus touristique. Il s’agit du versant sud du Mont Ntrigui, allant de Moya à Foumbani. On y dénombre les plus belles plages de l’île. L’un des plus beaux sites balnéaires d’Anjouan est la plage de Chiroroni qui est aussi un site de plongée. Vous pourriez aussi visiter les usines de distillerie où se fabriquent les prémices des huiles essentielles de parfums, visiter la medina aux étroites ruelles et à l’architecture arabe ou encore voir le Mausolée du père de l’indépendance, le président Ahmed Abdallah.


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