Focus sur l’archipel des Comores!

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L’archipel des Comores est un Etat insulaire d’Afrique dans l’océan indien au nord de Madagascar. La position de l’archipel des Comores sur la route maritime traditionnelle des Indes, en fait une région qui est très convoitée. Elle constitue un pont entre l’Afrique, Madagascar, l’Asie et le Proche-Orient.


L’archipel des Comores est constitué de quatre îles situées à l’entrée du canal du Mozambique face au Mozambique. Sa superficie s’étend sur 2000 km2. Les îles sont assez proches (75 km au plus) et les fonds marins comportent l’un des plus grands lagons du monde. Ces îles se nomment Grande Comore, Mohéli et Anjouan qui appartiennent à l’Union des Comores, tandis que Mayotte est un département d’outre-mer français. Ancienne colonie française, l’Union des Comores obtient leur indépendance le 6 juillet 1975. La capitale, Moroni, se trouve sur la plus grande des îles, Grande Comore.

Retour sur l’histoire…
En 1974, à la demande des Comoriens, la France organise un référendum qui déterminera l’avenir du pays : alors que trois îles votent massivement pour l’indépendance (95%), Mayotte choisit au contraire de rester française, à 65%. Craignant alors de perdre Mayotte, l’Anjouanais Ahmed Abdallah proclame le 6 juillet 1975 l’indépendance des Comores, décision unilatérale à laquelle la France répond par la loi du 31 décembre 1975 qui prend acte de la décision des îles de Grande Comore, Mohéli et Anjouan de sortir de la République française. Le décret prévoit également l’organisation d’un nouveau référendum à Mayotte : en 1976 les Mahorais votent à nouveau (à 99,4%) pour le maintien de leur île au sein de la République. Les référendums des 8 et 11 février 1976, organisés dans l’ile comorienne de Mayotte par le gouvernement français, sont considérés comme nuls et non avenus par l’ONU. Malgré les nombreuses condamnations à l’international, se poursuivra par la suite l’évolution continue du statut de Mayotte. Elle est depuis le référendum du 31 mars 2011, le 101e département français, entré en vigueur le 1er janvier 2014. À ce titre, on distingue généralement la géographie de l’Union des Comores de la géographie de Mayotte. Ce qui cause une certaine confusion et surtout une grande polémique autour du sujet.

L’archipel des Comores, un carrefour culturel…
Au carrefour et au contact de l’Afrique, le Proche-Orient, l’Asie et l’Europe, la magie de l’histoire ayant opéré, un long métissage s’est quand même effectué au cours des derniers siècles reflète la culture multiraciale comorienne. Ces influences se retrouvent au quotidien dans la gastronomie et jouent un rôle au niveau de la langue comorienne. En effet, on distingue que 30% du vocabulaire comorien est d’origine arabe et 65% d’origine bantu. Le 5% restant est d’origine diverse, soit hindi, soit un peu malgache, soit européen (surtout le français). Mais le fondement et la structure de la langue restent bantu.
Les fêtes constituent les principales occasions de musique et de danse qui continuent de rythmer la vie sociale comme à l’occasion des innombrables fêtes avec un prestige particulier pour le  » grand mariage  » qui est un rite de passage important dans la culture comorienne. Ces influences se retrouvent aussi dans l’origine de nombreuses danses telles que le « Toirab » qui vient de Zanzibar ou le « Tari » qui est d’origine arabe. Enfin, les racines africaines se trouvent dans d’autres danses rythmées telles que le « Sambé » ou le MGala ».

Voici quelques illustrations de danses comoriennes…

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