L’ile Maurice: un brassage ancestral de cultures

Ile Maurice

Ile Maurice

L’île Maurice, déserte à l’origine, a été découverte par les Arabes, visité par les Portugais et les Hollandais, puis a connu une période de colonisation française et anglaise. Des Africains, emmenés comme esclaves, côtoyèrent des coolies ou engagés indiens et chinois, surtout des commerçants. Sur l’île, se développa alors une population de métis, issue principalement des noirs, aussi appelés créoles, et des blancs, venus de France.

Ces nombreuses migrations, causées par l’esclavage et l’engagisme ont marqué l’inconscient collectif par des conflits. Cependant le brassage ancestral des cultures à Maurice a permis aux différentes communautés de cohabiter dans l’acceptation des autres, qu’ils fréquentent les temples mauriciens, les églises ou les mosquées. On y retrouve une coexistence, spécifique à l’île Maurice, entre hindous d’Inde du Nord et du Sud, chrétiens, musulmans, taoïstes et bouddhistes. C’est pourquoi, il n’y a pas de religion « officielle » à l’île Maurice.

Au milieu d’une douzaine de langues, telles que l’anglais, le français, le hindi, l’urdu, l’arabe, le hakka, le mandarin, le marathi ou encore le gujerati ; le créole mauricien demeure le lien entre les différents groupes humains venus de plusieurs horizons. Pratiquer par plus d’un million de personnes, le créole mauricien est issu du proto-créole de l’île Bourbon d’où viennent les premiers habitants de l’île ainsi que les premiers esclaves. De là il va profondément évoluer avec l’arrivée massive d’esclaves Afro-malgache.

L’île Maurice est traversée par des sons et des rythmes venus des Indes, de Chine, d’Afrique et d’Europe, mais son séga demeure le plus représentatif de l’île. D’inspiration africaine, elle exprime à l’origine, la douleur, mais aussi, la sensualité des Africains arrachés à leur terre. Il est accompagné, à la base, d’un tambour cylindrique appelé ravane, de l’arovanum, instrument de percussion du sud de l’Inde, de la maravane, et du triangle métallique. De nos jours, le séga a incorporé guitare et autres instruments modernes. D’ailleurs, le créole mauricien est la langue du monde des arts, surtout de la musique.

Fruit de ce brassage culturel, la gastronomie mauricienne est un mélange de saveurs de l’Inde, de Chine et d’Europe, sans oublier sa composante créole, d’ascendance africaine. C’est une cuisine assez souvent épicée mais savoureuse !

3 commentaires

  1. Information fort sympathique, la lecture facile. Ce site est vraiment pas mal, ainsi que les Articles présents plutôt bons en gros, bonne continuation !

  2. Jessica dit :

    C’est surtout ce brassage ancestral de cultures qui fait le charme de l’île Maurice. Sinon, les merveilles de ce pays ne cessent d’attirer les visiteurs, les touristes et surtout les expatriés… que des avantages.

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