Immigration & Culture indienne

L'Inde aux milles saveurs

L’Inde aux milles saveurs

L’Inde s’est enrichie de cultures extérieures, plus ou moins absorbées, alors qu’elle avait été elle-même le foyer d’une grande civilisation. L’Inde représente la seconde dynamique de diaspora mondiale.

Immigration & Intégration

 L’immigration indienne depuis le XIXè siècle fut provoquée par la colonisation européenne où elle représente principalement la main d’œuvre « engagée » sous-contrat de l’économie sucrière de plantation. L’effet de cette main d’œuvre déversa les coolies sur différents territoires: Ile Maurice, Sri Lanka, la Réunion (Océan indien), Australie, Fidji (Pacifique), Malaisie, Singapour (Asie du sud-est), Kwazulu-Natal ( Afrique du Sud), Guadeloupe, Martinique ( Antilles) et Guyana, Surinam, Trinidad ( Amérique). L’histoire coloniale nous décrit le transfert des travailleurs engagés par les Britanniques et par les Français. Ils allèrent sur les plantations des Amériques et de l’Océan Indien, puis sur les chantiers d’Afrique à l’époque post-esclavagiste. Il en résulte un peuplement indien important, parfois majoritaire, dans certaines régions comme à l’ile Maurice.

À l’heure de réformes économiques dans lesquelles l’Inde continue de s’engager,  une expansion des relations avec les riverains majeurs de l’Océan indien figure de manière de plus en plus affirmée parmi les priorités des décideurs. Tout en privilégiant l’Ile Maurice comme exemple de diaspora, du fait de son appellation de « Chota Bharat », « Petite Inde ».

Influences culturelles

 La cuisine indienne s’est répandue dans le monde avec les migrations des Indiens, notamment dans l’Océan Indien mais aussi en Europe, en Amérique du Nord et dans les Antilles où elle a été enrichie d’apports nouveaux. Elle est connue surtout par ces épices qui occupent une grande importance dans la composition de plats, ainsi que par ces herbes, fruits et légumes que l’on trouve dans plusieurs plats dans différents pays.

La musique et la danse traditionnelles indiennes connurent aussi plusieurs influences qui en firent des arts typiquement indiens. Le cinéma occupe aussi une place primordiale dans la culture indienne. Les films mettent ainsi en scènes des drames contemporains, inspirés des grandes mythologies traditionnelles, qui leur donnent tout son caractère indien et original qui sont regardés par des millions de personnes dans le monde. A cette transmission traditionnelle s’ajoute à présent celle des transferts technologiques, comme en témoigne la  construction de la Cybercity de l’Ile Maurice.

Conclusion

 Après plus de cent-cinquante ans de présence aux Mascareignes les descendants d’indiens se sont insularisés et à l’instar de leur langue maternelle ils ont substitué la langue créole au tamoul. Les ethnies africaines et malgaches déportées à l’île de La Réunion, à Maurice, à Rodrigues, aux Seychelles, étaient étrangères les unes aux autres, présentant des langues, des traditions et des architectures sociales différentes. C’est donc un véritable miracle si — certes à des degrés divers — l’île Maurice, l’île de La Réunion et les îles Seychelles présentent maintenant une personnalité unifiée à l’échelle de leur territoire respectif. L’interculturalité pratiquée par les sociétés des îles de l’océan Indien occidental est certainement plus consensuelle qu’ailleurs dans le monde.

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