Ile Maurice

Lîle Maurice est composée de cultures de diverses origines : indienne, européenne, africaine et chinoise. La culture mauricienne se nourrit de la diversité de sa population, c’est pourquoi il n’y a pas de religion « officielle » à l’île Maurice. Hindous, tamouls, musulmans, chrétiens, bouddhistes et autres immigrés des quatre coins du monde vivent en harmonie dans le respect et la libre pratique de leurs religions à l’Île Maurice. Le brassage ancestral des cultures à Maurice a permis aux différentes communautés de cohabiter dans l’acceptation des autres, qu’ils fréquentent les temples mauriciens, les églises ou les mosquées. Sa mixité ethnique lui confère une identité culturelle unique où hindous, musulmans, bouddhistes et chrétiens partagent coutumes et traditions. La diversité culturelle de l’Ile Maurice est très riche et se caractérise sous plusieurs aspects.

Les manifestations religieuses mauriciennes sont nombreuses. Cette riche diversité se reflète dans chaque aspect de la vie mauricienne. Parmi elles, on compte les Thaipoosam Cavadee, Holi, Maha Shivaratree. Ces fêtes sont marquées par de nombreux rituels (purifications, danses, marches sur le feu au rythme de tambours, offrandes, processions et pèlerinages,…). Une festivité de renom dans la communauté chinoise est la fête du printemps ou « nouvel an chinois ». Ce jour-là, les rues du quartier chinois de Port Louis sont colorées de rouge et rythmées par les danses de dragons. Il serait bien trop simple de classifier l’Ile Maurice comme ayant une seule culture, ce ne serait pas la réalité.

Le mariage traditionnel à l’île Maurice diffère selon les ethnies. Issue de diverses confessions notamment catholique, hindoue, anglicane, bouddhiste, tamoule ou encore musulmane, la communauté de cette ancienne île de France est caractérisée par ses rites singuliers. Différente d’une ethnie à une autre, la célébration du mariage prend les couleurs locales sous le signe de la fête et des réjouissances. Les plus de 1,2 millions d’habitants de l’île proviennent de plusieurs vagues d’immigration notamment des Indiens venus d’Inde. Ils ont alors hérité de ces peuples venus d’ailleurs les rituels Bollywood de somptueux mariages hauts en couleur. Le mariage hindou à l’île Maurice se résume en une célébration où l’alliance d’un homme et d’une femme va unir deux familles en même temps. Comme le veut la tradition hindoue, la cérémonie peut durer une journée et même plusieurs jours. La cérémonie de mariage dite « Thirumanam » reprend les pratiques rituelles de l’hindouisme : la bénédiction du prêtre avec les lancers de fleurs (Arimna et Poomanam Iduthal), la remise du thâli (ou taali) qui est un collier de fleurs et bien évidemment, il y a cette tradition où les futurs époux tournent sept fois autour du « saptapathy », le feu sacré, en signe d’engagement et de prière.

La Gastronomie

La gastronomie mauricienne est originaire de plusieurs pays et différents continents. Elle a su mélanger les saveurs, du doux à l’épicé. Manger mauricien ou quand la gastronomie française s’acoquine avec celles de l’Inde et de la Chine. La daube de cerf côtoie le cari qui rivalise avec le bryani qui bataille avec les dim-sum chinois. Certains disent que la cuisine mauricienne n’existe pas par elle-même. Quelques autres spécialités locales comme : le vindaye de poisson et le cari zourite (curry de poulpe), ou encore la salade du millionnaire (coeur de palmier frais), dholl puri ou rotis (galette de farine de pois garnies de cari de légumes) plus au moins pimentés, beignets de légumes, samoussas, gâteau-piment (croquettes de lentilles pimentées et frites), kebab, et gâteaux indiens aux couleurs fluos. Plat national : les mines frits.

La Musique

La musique traditionnelle mauricienne est incarnée par le Séga, une danse introduite par les esclaves noirs venus d’Afrique et de Madagascar. Le Séga utilise trois instruments : la ravanne, la maravanne et le triangle, et les paroles relatent des sujets quotidiens. Cette danse se pratique traditionnellement autour d’un feu en fin de journée. Le Séga, s’exécute avec des mouvements amples de hanches, en tournoyant sur soi, l’homme autour de la femme. Les costumes se traduisent par une longue jupe évasée aux motifs très colorés, une blouse à manche courte.