La Réunion

On peut dire de la Réunion qu’elle est un véritable « melting pot » du fait des vagues successives d’arrivants de différentes ethnies qui s’y sont installés au cours de son histoire et qui ont mêlé leurs gênes et partagé leur culture. Aujourd’hui, la population réunionnaise est une véritable mosaïque raciale.

Quand les Européens arrivèrent, l’île était inhabitée. En tant que société humaine, son histoire est liée à celle des colonialismes occidentaux et à leur rivalité sur la « route des épices » dans cette partie du monde. Son peuplement est rattaché aux grands phénomènes des mondialisations successives : esclavage et migrations liées aux impérialismes. La Réunion se définit ainsi, dès le départ, par une diversité et un métissage fondateurs : cette hétérogénéité, constitutive de son unité, construit le « vivre ensemble », lui donnant à la fois sa signification et sa pérennité. Cette diversité des origines, des langues, des pratiques culturelles et religieuses de ceux qui sont venus sur l’île (et qui continuent d’y venir), ainsi que leur dialogue dans l’espace social et culturel commun, caractérisent l’histoire de la société réunionnaise, où six mondes, principalement, se sont rencontrés : îles de l’océan Indien (Madagascar, Comores), Afrique australe (en particulier les peuples originaires du Mozambique), France et Europe, Inde musulmane (Gujerat), Inde dravidienne , Chine.

Aujourd’hui, la population se compose de ces différents groupes:

les métis à dominante afro-malgache, qui forment le groupe le plus important

un groupe d’origine « malabar » (Inde)

un groupe d’origine créole (descendants des colons)

un groupe d’origine chinoise

un groupe d’origine indienne musulmane

un groupe d’origine métropolitaine

Les traditions

Pour avoir un avant-goût de ce à quoi ressemble la garde-robe réunionnaise traditionnelle, il faut s’en remettre aux fêtes et aux cérémonies spéciales où les vêtements d’époque sont souvent de mise. Les costumes y sont principalement taillés dans des tissus scintillants de couleurs vives et rayonnantes. Les habits traditionnels semblent toujours représenter une certaine joie de vivre, ce qui n’est pas sans rappeler la plupart des autres costumes créoles. La femme réunionnaise porte le chemisier blanc à froufrou, le jupon caché par une ample jupe imprimée, à carreaux ou à rayures. On peut également la voir avec une fleur à l’oreille. Les cheveux, eux, sont couverts d’une coiffe en madras, tissus emblématique du vêtement réunionnais, ou d’une capeline ce chapeau aux rebords larges. Mise à part les vêtements, la femme réunionnaise traditionnelle se distingue également par ses accessoires qui inclues des colliers et bracelets assortis, les épingles et barrettes à cheveux souvent en or, ainsi que les fameuses créoles.

La gastronomie

La cuisine réunionnaise est le résultat d’un mélange d’influences de la cuisine malgache, de la cuisine française, de la cuisine indienne, de la cuisine est-africaine et de la cuisine chinoise amenées dans l’île par les immigrants successifs. De là découle une gastronomie riche de cette diversité gastronomique. Alliance de goût, relevée par son piment. Il faut essayer en plusieurs endroits les plats créoles typiques dans les divers restaurants et tables d’hôtes. Le plat régional est le cari. Il se mange le plus souvent avec du riz et des grains, c’est à dire lentilles, haricots secs, pois du cap, etc. Il est toujours accompagné de rougails et de brédes.

La musique

Le maloya : Le maloya est un terme qui peut avoir plusieurs significations selon la géographie. Il peut signifier incantation, sorcellerie ou peine, douleur et mal-être. Chanté, dansé et joué par les esclaves originaires de Madagascar et d’Afrique de l’est, il était, pour eux, un moyen de se moquer des maîtres dans un langage qui leur était inconnu entrecoupé de mots français, ou bien encore de faire appel aux esprits. Toujours joué sur les instruments traditionnels comme le kayamb, le pikèr…, ces sonorités de percussion lui donnent son aspect répétitif. Le Maloya se danse en cercle autour du feu une fois la nuit tombée. De par son rythme incessant, certaines personnes entrent en transe à la lueur du feu, rendant ce spectacle d’autant plus intriguant.

Le séga : Comme le Maloya, le Séga a été chanté, joué et dansé par les esclaves mais à un rythme bien plus élevé. Le terme Séga indique très clairement les tournants sensuels et érotiques que peut revêtir cette danse. En effet, en portugais, séga signifie remonter ses vêtements…Les hanches se dandinent sur cette musique de façon très sensuelle au rythme des tam-tam. La femme en se déhanchant tourne sur elle-même pendant que l’homme tourne autour de la femme. Musique à percussion, elle a été modernisée par l’introduction de nouveaux instruments comme la batterie qui rendent son rythme d’autant plus soutenu et encore plus sensuel. Le Séga, encore appelé quadrille, est une des danses les plus populaires de la Réunion.