La Réunion, une île aux multiples visages

Île de la Réunion

S’il fallait l’imager, on pourrait la décrire comme une terre pleine de contrastes & de lumière.

L’île de la Réunion est entièrement d’origine volcanique. Elle a été constituée dû à une remontée de magma profonde perçant la plaque Africaine : « un point chaud ». L’accumulation de produits éruptifs sur le fond océanique, à moins 4.000 mètres, a fini par créer une île de 70 km sur 50 et d’une superficie de 2.512 km². La Réunion a une très forte identité géographique. L’île est aussi connue pour ses célèbres cascades, les trois grands cirques intérieurs de Cilaos, Mafate et Salazie. Ainsi que pour ces animaux endémiques et plantes qui font d’elle un endroit unique au monde.

La Réunion est une véritable Terre des cultures, notamment grâce aux origines différentes des peuples qui la composent. Personne à La Réunion ne peut prétendre être « autochtone » : tout le monde est venu d’ailleurs. La société a connu de nombreuses transformations et d’adaptations. L’ancienne île Bourbon se définit ainsi, dès le départ, par une diversité et un métissage : une île créole construite par le « vivre ensemble ». Cette diversité des origines, des langues, des pratiques culturelles et religieuses de ceux qui sont venus sur l’île (et qui continuent d’y venir) caractérisent l’histoire de la société réunionnaise. Ces flux sont venus des îles de l’océan Indien (Madagascar, Comores), de l’Afrique australe (en particulier les peuples originaires du Mozambique), de l’Inde musulmane (Gujerat), de l’Inde dravidienne, de la Chine ; sans oublier de France et d’Europe. Ce culturel complexe qui met en relation de nombreux pays et de nombreuses cultures, depuis des millénaires, fait de la Réunion un espace de créolisation.

Cela ne signifie pas, bien entendu que c’est une société idyllique, elle demeure encore aujourd’hui profondément inégalitaire. Mais il y a un effort de vivre ensemble et d’une culture commune. Cette « créolisation » se construit sans cesse, entre pertes, emprunts & partages. C’est pour cela, par exemple, qu’un(e) Réunionnais(e) peut se dire en même temps réunionnais(e), français(e), créole d’origine indienne, malgache, africain(e), chinois(e), tout en se définissant comme métis(se).

La Culture est visible sous différents aspects comme dans la langue, la littérature, la gastronomie, la musique, le chant, la danse (maloya, karmon, séga) ou encore l’architecture. L’architecture créole est un véritable art de vivre à la Réunion. Le mot « case » sert à désigner la maison typiquement historique de cette architecture réunionnaise. Les cases créoles se caractérisent par leurs varangues, terrasses couvertes et les lambrequins. Les cases créoles qui étaient construites autrefois en paille. Lors de leur installation dans l’île à la fin du XVIIe siècle. Les premiers habitants bâtissent des maisons à l’aide de troncs et de branches couverts de feuilles récupérées dans les savanes ou les forêts qui les entourent. Ce sont les toutes premières cases de l’île : les paillottes.

 

 

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