La popularité de la « Tontine »

Diverses variantes de "Tontine"...

Diverses variantes de « Tontine »

La micro-finance n’est pas nouvelle, elle a existé sous différentes formes depuis bien longtemps. En effet, lorsque la croissance économique du secteur formel est lente. Elle force une grande partie de la population à se tourner vers le secteur financier informel « un système D ». C’est un phénomène en pleine expansion aussi bien en Afrique, en Asie, en Amérique Latine, ainsi qu’en Europe que l’on retrouve souvent dans les communautés étrangères des métropoles reproduisant le même mécanisme.

D’où vient le mot « Tontine » ?
Le mot tontine vient de Lorenzo TONTI, banquier napolitain qui proposa ce système en 1653 en France: chaque souscripteur verse une somme dans un fonds et touche les dividendes du capital investi. Quand un souscripteur meurt, sa part est répartie entre les survivants. Le dernier survivant récupère le capital. La tontine fut largement développée au Royaume-Uni et aux États-Unis pour financer des ouvrages publics.

On estime même que des mécanismes informels de prêt et d’emprunt ont existé en Asie depuis plusieurs millénaires. En Afrique, c’est aux alentours de la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle que les « tontines » ont fait leur apparition d’après la littérature sur les pays d’Afrique de l’ouest mais les africains pratiquaient la tontine avant même l’introduction de la monnaie dans l’économie on parle alors de « tontine de travail ».
Ces formes d’entraide notamment les « tontines » existent donc sur tous les continents du monde. Cependant, il faut avouer qu’elles sont le plus répandues en Afrique et en Asie. Bien qu’elles prennent souvent des noms différents d’un pays à l’autre (La Tontine, Le Mstango, Esso, Esusu, Hui, Kye, Kou…). Elles présentent la plupart du temps les mêmes caractéristiques. Peu importe le nom qu’on leur donne. C’est une forme de microcrédit avant l’heure, entre particuliers, en usage dans des milliers de familles.

Comment ça fonctionne ?
C’est à la fois une formule mixte d’épargne et de crédit qui fonctionne par rotation. Les participants versent régulièrement des cotisations de montant fixe à un fonds commun qui est distribué tour à tour à chacun des membres soit établi à l’avance par un calendrier ou désigné par un tirage au sort. Mais il existe aussi d’autres variantes et donc d’autres formes de modalité.

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