Les Comores

Le premier peuplement de l’archipel s’est fait dans la seconde moitié du premier millénaire à partir de l’Afrique bantoue. Entre VIIe et le XIIe siècle, les austronésiens qui contribuèrent au peuplement de Madagascar sont passés par les Comores. Puis eurent lieu des arrivées successives de groupe islamisés métissés ( des arabo-shiraziens) qui favorisèrent l’établissement et l’expansion de la religion musulmane.  Il y a plusieurs hypothèses sur le peuplement de l’archipel des Comores, donc de Mayotte. Mais, il est vraisemblable que beaucoup de ces gens de langue malgache, sont en fait les anciens habitants de Mayotte. Les gens de langue swahilie, qui parlent shi-maoré (le mahorais) seraient venus par la suite. L’archipel était, ainsi, une passerelle entre la côte orientale de l’Afrique et Madagascar. Ces Malgaches comme on les appelle ici correspondent aux Austronésiens. Ils étaient aussi présents sur les autres îles de l’archipel (Anjouan, Mohéli et Grande Comore). Ce seraient des habitants venus du Sud-Est asiatique et qui seraient venus peuplés les Comores et Madagascar. Cette hypothèse est une hypothèse parmi tant d’autres. Il y a dans les universités d’Afrique du Sud des tenants de la thèse des bantous qui vous diront que les Bantous ont peuplé les Comores avant toute autre population.

La population des Comores, pour une grande part d’origine ethnique bantou, est essentiellement musulmane. La religion structure en grande partie la société, mais de nombreuses coutumes et schémas sociaux propres aux peuples d’Afrique de l’Est (culture swahilie), sont profondément ancrés dans la vie de tous les jours :

  • Familles matrilinéaires et également matrilocales (la maison appartient à la femme)
  • Regroupement par classe d’âge et rites initiatiques ou de passages comme le grand mariage.
  • Chaque comorien, possède un lien très fort avec son village d’origine et entretient des liens privilégiés avec les membres de son village.
  • La tradition de l’accueil et de l’hospitalité.

Le principe de filiation matrilinéaire se trouve combiné à d’autres caractéristiques, notamment à un système politique masculin fondé sur l’âge et la génération, qui produit dans chaque « cité » une assemblée gouvernant celle-ci de manière autonome.

Les traditions

Les femmes s’habillent traditionnellement d’un Salouva et d’un Kishali. Pour ce qui est des hommes, la plupart s’habillent à l’occidental dans leur vie de tous les jours. Toutefois, lors des nombreuses fête religieuses et pour la prière, ils portent le Kandzou et le Koffia. Le Kandzou est un boubou, grande robe pour homme. Le Kofia est un couvre-chef, de la même forme qu’un kipa aux motifs religieux. Lors de grandes cérémonies, l’homme porte le Djoho manteau noir ou bleu marine décoré de broderies de fil d’or coiffé d’un Nkemba (sorte de turban) et les femmes portent un tissu appelé saré soubaya

Le m’sindanu  est un masque de beauté : Les femmes utilisent des masques de beauté faits à base fleurs et de plantes aromatiques écrasées avec du corail sur une roche volcanique. Ce masque est un soin traditionnel aux vertus hydratantes et anti-UV. 

La gastronomie

Comme la cuisine créole, elle est influencée par les cuisines indienne, arabe, malgache et africaine. Les aliments de base les plus consommés sont le riz, le manioc, les bananes vertes et les fruits de mer. La noix de coco est la base de nombreuses sauces. Le plat national est le pilao. Voici quelques spécialités que nous pouvons vous citer: le rougail, les samboussas, le madaba : feuilles de manioc  cuites très longuement dans du lait de coco; Le biryani: un plat à base de riz préparé avec des épices, de la viande,des œufs ou des légumes. Mkatra sinia, gateau de farine de rix au lait de coco; Ntsambu, noix séchées cuites dans du lait de coco; Mkatra Gudugudu: gâteau au goût de cardamone; donace (sorte de beignets sucrés et frits), provenant de Zanzibar et qui seraient l’héritage de l’influence anglaise donuts.

La musique

Le sambe, le djaliko et le shigoma sont des danses emblématiques des Comores, des danses d’expression de joie et de convivialité. Ces danses sont dansées lors d’évènements majeurs notamment lors de mariage ou fête de l’indépendance. Les twarabs initialement importés de Zanzibar, sont à l’origine des concours de chant improvisés sur des airs connus. Aux Comores, les twarabs sont le plus souvent organisés dans les mariages et comportent des paroles écrites pour la circonstance. Les performances viennent autant du chanteur que du musicien.