Madagascar

Parmi les plus de 20 millions d’habitants de Madagascar, encore appelée Grande Île ou Île Rouge, pas moins de 18 communautés principales – les Merina, les Antandroy, les Bara, les Bezanozano… – se partagent, en se mélangeant, le territoire de l’île. Cette diversité tant physique que linguistique et culturelle s’explique par des mouvements migratoires successifs à Madagascar. Les malgaches actuels partagent des gènes non seulement avec des populations issues de l’Afrique de l’Est, mais aussi avec des populations indonésiennes de Bornéo et d’autres populations plus orientales encore. La Grande Ile n’a pas connu un mouvement migratoire mais plusieurs et sa population actuelle est le reflet des migrations humaines à travers l’Océan Indien au cours des deux-trois derniers millénaires.

Tour à tour, des Bantous venus d’Afrique de L’Est sont venus et ont mélangés leurs gènes, langues et cultures à ceux d’indonésiens ayant traversé les mers depuis Bornéo. Selon la tradition orale malgache, les Vazimbas sont les premiers habitants de l’intérieur de l’île de Madagascar. Ils ont donné leur nom à une période de l’histoire malgache qui prend fin au début du XVIe siècle. Les Vazimba se sont peu à peu adaptés aux vagues successives d’immigrants culturellement et technologiquement plus avancés qu’eux et il est difficile de dégager leurs caractéristiques originelles fondamentales. Plus tard, les marins, voyageurs, marchands, soldats, colonisateurs… venus d’Inde, du golfe persique, d’Europe et de Chine ont laissé leurs empreintes sur l’île et sa population. L’origine de ce peuple tire ses racines sur l’arrivée massive des immigrants Austronésiens, bantous, africains, d’arabes, et d’européens plus récemment. Ces nouveaux immigrants ont formé des communautés de population ou chaque tribu correspond à une race.

Madagascar offre donc un une mosaïque de visage repartie sur tout le territoire.
Les Betsileo (12% de la population) et les Merina (25%) sont implantés dans les hauts plateaux, les sakalava et les mahafaly à l’ouest. Les Antemoro, Antandroy et Bara au sud de Madagascar.
Chaque peuple a ses traditions, sa culture et ses croyances. Cependant, tous ont la même langue qui diffère un peu selon les régions. La langue malgache prend ses racines dans la langue indonésienne, plus précisément, une ramification de la langue classée austronésienne, ou la langue malayo-polynésienne, on constate aussi la présence de bantou, du swahili car les pays bordant le canal de Mozambique sont influencés par ces deux langues. Le passage du peuple de Bornéo à Madagascar a entrainé une similitude entre le malgache et le ma’anyan et samihin.

Les traditions

Originellement, la société malgache était matriarcale. A Madagascar certaines communautés vivaient traditionnellement sous le régime du matriarcat. Ce sont les femmes qui géraient la maison en totalité. La femme malgache, du fait de la nature matriarcale de la société malgache originelle, était porteuse, mais aussi gardienne, des valeurs traditionnelles malgaches et c’était à elle seule de transmettre la nationalité par le sang, c’est à dire l’identité malgache, à ses enfants et descendance.

Le tabaky : c’est un masque de beauté confectionné à partir de l’aubier de deux arbres, le masonjoany et le fihamy (ou aviavy). Certaines s’en appliquent sur tout le visage, en évitant le contour des yeux. D’autres n’en mettent que sur le front, les joues ou le menton et se dessinent des motifs sur le visage.. Le tabaky s’utilise pour masquer les imperfections ou réguler une peau grasse, ou encore à des fins esthétiques.

Le  » lamba  » est la pièce principale du costume traditionnel malgache, il renferme toute une culture.
Le  » lamba  » est le vêtement emblématique des malgaches. Il est porté à la fois par les hommes et les femmes toute leur vie durant, et même jusque par-delà les tombes. Pour les hommes, le  » lamba  » était fait en soie grège de couleur sombre avec des lignes brunes ou blanches.
Chez les femmes, il est de couleur blanche, il est porté sur les épaules avec un pan rejeté en arrière,  » l’asampikavanana « côté droit en cas de  » fisaonana « c’est-à-dire en signe de deuil,  » l’asampikavia « côté gauche en temps normal. Dans les régions côtières, les lamba ou  » lambahoany  » plus précisément est une pièce de coton rectangulaire, très colorée que les femmes nouent sous les aisselles ou à la taille ou autour de la tête.
Les malgaches ne se séparent jamais de leur lamba. On s’en drape le jour, on s’en couvre la nuit, on s’en ceint la taille pour danser et on en est enveloppé après la mort. Le lamba n’est pas seulement un symbole de dignité mais encore d’amour. Lors des  » vodiondry « fiançailles les promis procèdent à un échange de lamba. C’est à ce moment que l’assistance prononce le vœu de bonheur pour que leur amour dure aussi longtemps que la vie.
Le lamba est un des attributs de la culture malgache que les touristes vazaha adoptent facilement. Il existe plusieurs sortes de lamba.
-le lamba arindrano : c’est le vêtement de cérémonie des nobles, des riches ou des vieillards.
-le lamba telo soratra : formé de trois bandes de couleurs différentes.
-le lambamena : c’est le linceul.
-le jabo-landy : c’est de la soie mélangée avec de la raphia.
-l’arindrano landihazo : c’est de la soie mélangée avec du coton.
-le lambahoany : c’est le paréo de coton imprimé que les femmes des régions côtières nouent sous les aisselles ou à la taille.
-le salaka : pagne en soie passé autour des reins et entre les jambes.

La gastronomie

Héritier de la culture asiatique, Madagascar apparait dans la liste des plus consommateurs de riz dans le monde et la cuisine malgache tourne autour de cet aliment de base. Madagascar, terre d’accueil des épices, en fait profiter raisonnablement sa cuisine. Ces plats sont colorés et parfumés par le poivre vert, le curcumin, le gingembre, la girofle et bien d’autres encore. Les deux plats nationaux, proposés dans les hotely et les gragotes, se composent avant tout d’une grosse assiette de vari (le riz) servi aux côtés d’une romazava, un bouillon parfumé à base de viandes et de brèdes (feuilles vertes au goût très particulier).

La musique

Lors de fêtes ou cérémonies traditionnelles, on danse l’antosy & l’alalaosy. La musique Salegy  (apparu vers les années 60) est l’une des musiques les plus dansantes de l’époque moderne: le salegy est une danse d’ouverture au cours des fêtes, à la fois  un style de musique national, et de rythmes locaux. Parmi d’autres danses traditionnelles on peut rajouter également la danse Afindrafindrao. Cette danse traditionnelle ressemble à la danse Polska, danse populaire exécutés en couple.