Mayotte

Les premières traces de population à Mayotte remontent au IX ème siècle, période des conquêtes arabes dans l’Océan indien et de leurs activités commerciales. Se succèderont des migrants sud-arabiques, des protomalgaches d’origine malayo-polynésiennes, puis des populations arabo-perso-bantous venant de la Côte nord-Est de l’Afrique. En outre, Mayotte connut un peuplement assez particulier (essentiellement bantou et malgache) dont l’organisation sociale est le meilleur reflet : les Mahorais, contrairement aux Anjouanais, Mohéliens et Grand Comoriens, suivent une filiation strictement matrilinéaire, comme base sociale et politique. Cet univers matrilinéaire et matrilocal est une réalité toujours en vigueur à Mayotte. La culture mahoraise s’appuie sur une tradition orale riche. La famille mahoraise est structurée autour de la femme.  Elle est matrilinéaire. La femme a un rôle clé dans la société mahoraise.

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, mais la culture mahoraise qui concernait il y a quarante ans 60% de la population s’est imposée progressivement sous une forme syncrétique à l’ensemble de la population locale. Il reste toutefois des isolats d’une seconde culture malgache mais fortement marquée par la culture mahoraise au point de n’être difficilement discernable. Enfin la culture française comme d’une manière générale, la civilisation occidentale moderne imprègne de plus en plus la culture locale.

Les traditions

Les femmes s’habillent traditionnellement d’un Salouva et d’un Kishali. Le Salouva et la partie maîtresse de l’ensemble. Il est composé d’un tissu à motif et à couleurs locales mais aussi modernes. Quant au Kishali, il peut être juste posé sur l’épaule comme une écharpe, ce qui donne l’air plus moderne à la femme. Il peut être aussi porté sur la tête, en couvre-chef. Pour ce qui est des hommes, la plupart s’habillent à l’occidental dans leur vie de tous les jours. Toutefois, lors des nombreuses fête religieuses et pour la prière, ils portent le Kandzou et le Koffia. Le Kandzou est un boubou, grande robe pour homme. Le Kofia est un couvre-chef. On peut aussi croiser des personnes plus souvent âgées, avec un Shikoyi. Le Shikoyi est comme le Salouva pour les femmes, mais qui se porte jusqu’à la ceinture pour les hommes.

Le m’sindanu est un masque de beauté, mais aussi une parure cosmétique traditionnelle dont s’ornent les femmes des Comores et du Mozambique. L’ingrédient principal de ce masque est une pâte de bois de santal.

La gastronomie

La cuisine mahoraise, comme la cuisine des autres îles de l’archipel, influencée par les cuisines indienne, arabe, malgache et africaine. Les aliments de base les plus consommés sont le riz, le manioc, les bananes vertes et les fruits de mer. La noix de coco est la base de nombreuses sauces. Voici quelques spécialités en plus des autres citées pour les autres îles: Le bata bata est un plat de bananes, de manioc et (ou) de fruits à pain bouillis avec de la viande et du piment. Les tchari ya manga (achards de mangue); ou les achards de papaye verte ou de tamarin. Le kakamuku est un plat de poisson bouilli avec du tamarin, du safran et des oignons.

La musique

En plus des danses traditionnelles dansées sur les autres îles de l’archipel. Le M’biwou est une danse traditionnelle mais qui prend de plus en plus de succès. Elle se fait à l’occasion d’un mariage traditionnelle. L’organisation de cette danse se fait en plusieurs groupe de femmes dont chaque groupe de femmes a un sari c’est à dire que tous les femmes doivent porter des mêmes costumes appelés salouva. Chaque femme tient un pair de bambou pour pouvoir suivre le rythme des chants.