Réunionnais du monde!

La Réunion est une île située dans la zone sud-ouest de l’Océan Indien, à 880 kilomètres à l’est de Madagascar. Déserte au moment de sa découverte par les Portugais au début du XVIe siècle, elle devient une possession française en 1642, mais n’est habitée que depuis 1663. Anciennement appelée île Bourbon, elle change de nom en 1793 et devient celui de « la Réunion » après la Révolution française. En 1946, de statut de colonie, elle passe à celui de département français d’outre-mer.

L’île était déserte jusqu’à ce qu’elle devienne française, au XVIIe siècle. Elle a été peuplé par vagues successives. Ses premiers habitants étaient des colons français accompagnés de leurs serviteurs malgaches. Les premiers enfants nés à La Réunion étaient donc métissés, de mère malgache. Une société esclavagiste se met ensuite en place, arrachant la main d’œuvre à Madagascar et diverses régions d’Afrique. Lorsque l’esclavage est aboli, en 1848, la colonie cherche de nouveaux bras en Inde. Ces travailleurs, appelés  » engagés » viennent essentiellement du Tamil Nadu (sud de l’Inde) puis plus tard des migrants venus de Chine et de l’Inde musulmane (Goujrat) commencent  à s’établir dans l’île. Ils sont rejoints au XXe siècle par de nombreux compatriotes.
A partir des années 1960, des Français de métropole viennent s’établir, en nombre croissant, à La Réunion. Dans les années 1970, le département français de l’océan Indien commence à attirer des Comoriens, dont des Mahorais.

La composition de la société réunionnaise actuelle :

Les Créoles, sont ici chez eux puisqu’ils descendent des premiers arrivants (français et malgaches). Il y a plusieurs souches de créoles: Les « Ptits Blancs » ou « Yabs » aux yeux clairs qui composent la couche populaire, les « Gros Blancs » issus de l’aristocratie locale, et les métisses.
Les Indiens de religion tamoule appelés « Malabars ».
Les Indiens de religion musulmane appelés « Z’arabes.

Les Chinois « sinois », que l’on retrouve dans le commerce alimentaire.
Les Noirs appelés « Cafres » d’origine malgache ou africaine.
Les « Z’oreils » ou Le « Zoréole » est le mélange de zoreille et de créole (les Blancs qui ne sont pas nés à la Réunion). On dit que comprenant mal le créole, ils font répéter souvent passant ainsi pour des « durs d’oreille ».
Les Malgaches qui furent à l’origine de l’occupation définitive de l’île, se sont largement métissés avec les Européens puis les créoles.
Les Comoriens encore peu nombreux, constituent une émigration récente.

Les désignations courantes en créole pour désigner les diverses populations de l’île tels que Sinoi (Chinois), Malabars (Tamouls) Z’arabs (Indo-musulmans), Caf’s (Afro-malgaches), Yab (Blancs paupérisés), Gro-blan (Blancs nantis) ne renferment guère de relents xénophobes ou racistes, elles constituent des usages langagiers populaires hérités de l’histoire coloniale. Dans leur vie quotidienne, les Réunionnais sont constamment situés entre un ou plusieurs milieux ou groupes : ils en intègrent, de façon plus ou moins implicite, les normes et les valeurs, en s’y identifiant consciemment ou inconsciemment. Aujourd’hui, l’île devenue terre de métissage, société pluriethnique et pluriculturelle, compte plus de 800 000 habitants.

La Réunion offre au voyageur une multitude de visages. Ce métissage s’explique par l’histoire de l’île. Le métissage culturel qui en résulte est un des points forts de la Réunion : on est surpris par la beauté des visages mais aussi par la coexistence harmonieuse qui règne entre des peuples de coutumes et de religions différentes.

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